Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant… mais pas pour tout le monde
Design et ergonomie : joli, mais pas parfait en pratique
Autonomie des manettes : le point faible le plus concret
Confort : bien pour des sessions courtes, moyen sur la durée
Qualité d’image et immersion : ça envoie, surtout sur certains jeux
Ce qu’il y a réellement dans le pack et à quoi ça sert
Points Forts
- Immersion très forte sur les jeux bien optimisés (GT7, RE Village, Horizon)
- Installation simple avec un seul câble et configuration guidée
- Manettes PS VR2 Sense agréables avec bons retours haptiques et gâchettes adaptatives
Points Faibles
- Autonomie des manettes moyenne et pas de station de recharge fournie
- Catalogue de jeux VR encore limité et pas de compatibilité automatique avec les jeux PSVR1
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Playstation |
La VR sur PS5, ça vaut le coup ou pas ?
J’ai utilisé le PlayStation VR2 avec ce pack Horizon pendant quelques semaines, en gros par sessions de 30 à 60 minutes, plusieurs soirs par semaine. Avant ça, je n’étais pas un gros utilisateur de VR : j’avais testé vite fait le PSVR1 chez un pote et un casque PC en salon, mais rien de vraiment régulier. Donc je suis clairement le profil joueur console curieux, pas le geek équipé d’un PC à 2000 € avec un casque à 1000 €. Mon but, c’était de voir si, branché sur une PS5, ce PSVR2 change vraiment la façon de jouer ou si c’est juste un gadget cher qui prend la poussière au bout de quinze jours.
Concrètement, j’ai testé le casque surtout sur : Horizon Call of the Mountain (fourni dans le pack), Gran Turismo 7, Resident Evil Village, quelques démos du PS Store et un peu de bidouillage dans les menus pour voir comment il gère l’espace de jeu, la vue “transparente”, etc. J’ai aussi fait essayer à deux personnes de mon entourage, histoire d’avoir des retours de gens qui ne jouent pas forcément autant que moi.
Globalement, le premier contact est assez fort : quand tu passes de l’écran TV classique à la VR avec ce casque, tu sens tout de suite que ce n’est pas juste un petit bonus. On est vraiment dans un autre type d’expérience, surtout sur des jeux comme GT7 ou RE Village. Par contre, tout n’est pas parfait : il y a le câble, la question du confort sur la durée, la batterie des manettes, et surtout le catalogue de jeux qui est encore un peu léger si tu cherches autre chose que quelques gros titres.
Dans ce test, je vais être direct : je vais détailler ce que j’ai aimé, ce qui m’a clairement saoulé, et dans quels cas je pense que ça vaut l’investissement. Parce que oui, à ce prix-là, on réfléchit un peu avant de se lancer. Si tu te demandes si ça peut remplacer ta façon classique de jouer à la PS5 ou si ça va finir au placard, je vais essayer de répondre franchement en me basant sur mon utilisation réelle, pas sur les promesses de la fiche produit.
Rapport qualité-prix : intéressant… mais pas pour tout le monde
On ne va pas tourner autour du pot : le PSVR2 est cher, surtout si tu comptes qu’il faut déjà une PS5 derrière. Avec ce pack Horizon, tu as au moins un vrai jeu pour démarrer, mais l’addition globale reste salée. La question, c’est : est-ce que ça les vaut ? Pour moi, ça dépend vraiment de ton profil de joueur. Si tu es déjà à fond sur la PS5, que tu adores GT7, Resident Evil, et que tu es prêt à investir dans quelques jeux VR en plus, là oui, tu en as pour ton argent en termes de sensations et de nouveauté.
Par contre, si tu es un joueur plus occasionnel, qui lance quelques jeux par mois, ou si tu as juste une curiosité légère pour la VR, ça commence à faire beaucoup pour un produit que tu risques d’utiliser deux fois par semaine au début, puis de moins en moins. D’autant que le catalogue est encore limité : il y a quelques gros titres, quelques bonnes surprises, mais on est loin d’un choix aussi large que les jeux classiques PS5. Et les anciens jeux PSVR1 ne sont pas tous repris, donc tu ne peux pas justifier l’achat en te disant “je vais tout redécouvrir en mieux”.
Si je compare à d’autres options VR (type casques autonomes), le PSVR2 a un bon rapport qualité/prix sur la partie technique : image, confort global, manettes, immersion, tout ça pour un tarif qui reste plus bas qu’un combo PC + casque haut de gamme. Mais il est aussi beaucoup plus enfermé : pas de polyvalence, pas de vraie utilisation en dehors de la PS5, et dépendance totale à la stratégie de Sony sur les jeux VR. Si dans deux ans ils ralentissent la cadence des sorties, ton casque perdra vite de son intérêt.
En résumé : pour un joueur PS5 passionné qui veut découvrir la VR sérieusement et qui est prêt à investir dans quelques gros jeux compatibles, je trouve que le PSVR2 est franchement pas mal niveau valeur. Pour quelqu’un qui hésite déjà à acheter des jeux plein pot, ou qui cherche juste un gadget à sortir de temps en temps, je dirais clairement qu’il y a mieux à faire de son argent. C’est un produit qui peut être génial dans le bon contexte, mais qui peut aussi finir rangé dans un placard si tu n’accroches pas assez ou si les jeux ne suivent pas.
Design et ergonomie : joli, mais pas parfait en pratique
Visuellement, le PSVR2 reprend le look noir et blanc de la PS5, donc si tu aimes le style un peu futuriste de la console, ça va te parler. Le casque a un côté assez propre, avec un arceau qui se resserre à l’arrière et une partie frontale qui coulisse pour s’ajuster au visage. Les manettes PS VR2 Sense ont une forme en anneau autour de la main, avec les sticks et les boutons bien placés. Sur le papier, tout est cohérent, on sent que c’est pensé pour aller avec l’écosystème PlayStation actuel.
Dans la réalité, l’ergonomie est globalement bonne, mais il y a quelques détails qui agacent. Déjà, le câble unique est une bonne chose par rapport à l’ancienne génération, mais il reste parfois dans les pieds, surtout sur les jeux debout où tu bouges pas mal (Horizon, certains shooters). Tu finis par faire attention, mais ça casse un peu l’illusion quand tu te prends le câble dans la jambe en plein combat ou en escalade. Si tu es habitué aux casques sans fil, tu vas clairement le sentir.
Pour l’ajustement, il faut être assez minutieux. L’image est vraiment bonne quand le casque est bien placé, mais dès qu’il bouge un peu, ça peut devenir flou, surtout sur les bords. Sur Gran Turismo 7, par exemple, si le casque glisse légèrement, tu sens que les compteurs et les détails deviennent moins nets. Du coup, tu te retrouves à le réajuster régulièrement, ce qui n’est pas dramatique mais un peu pénible sur les longues sessions. C’est le genre de détail qui te rappelle que tu portes un appareil, tu oublies rarement complètement que tu as un casque sur la tête.
Les manettes, par contre, sont plutôt bien pensées. La prise en main est rapide, les boutons tombent bien sous les doigts, les gâchettes adaptatives et le retour haptique apportent un vrai plus sur des jeux comme Horizon ou RE Village. Tu as vraiment l’impression d’attraper et de tirer à l’arc, ou de tenir une arme. Le seul truc qui m’a un peu gêné, c’est la position des anneaux : parfois tu te cognes les deux manettes entre elles quand tu fais des mouvements amples, surtout au début quand tu n’as pas encore l’habitude.
Autonomie des manettes : le point faible le plus concret
Les manettes PS VR2 Sense sont sans fil et se rechargent en USB-C, mais clairement, l’autonomie n’est pas dingue. En pratique, sur mes sessions, j’étais autour de 3 à 4 heures max avant de voir le niveau de batterie commencer à devenir limite. Si tu fais des petites sessions de 30 à 45 minutes, ça passe sans problème. Mais si tu prévois un gros après-midi VR ou que tu enchaînes plusieurs jeux, tu vas vite devoir penser à les remettre en charge.
Le gros souci, c’est qu’il n’y a pas de station de recharge fournie. Tu dois soit les brancher en USB sur la console, soit acheter un dock séparé. Ça fait un accessoire de plus à gérer et potentiellement un budget en plus. Perso, je me suis retrouvé plusieurs fois à lancer une session et à réaliser qu’une des manettes était presque vide parce que je n’avais pas pensé à les recharger après la fois d’avant. Quand tu compares aux manettes DualSense que tu peux utiliser pendant des heures sans trop réfléchir, ça fait un peu tâche.
La bonne nouvelle, c’est que la recharge est assez rapide. Environ une heure branchées et tu récupères de quoi refaire quelques sessions. Mais ça reste un truc à anticiper. Si tu fais essayer le casque à des amis, par exemple, et que tu enchaînes les tours, il y a des chances que tu arrives vite dans le rouge. C’est le genre de détail qui ne casse pas le produit, mais qui fatigue un peu sur le long terme, surtout à ce tarif.
Pour être clair : l’autonomie n’est pas catastrophique, mais elle est juste moyenne. Ça fait le job si tu joues de temps en temps, ça devient limite si tu comptes l’utiliser très souvent ou en soirée avec plusieurs personnes. Sony aurait clairement pu faire mieux ici, ou au moins inclure un dock dans un pack à ce prix. Là, tu sens que c’est un point où ils ont un peu tiré sur la corde, et c’est dommage parce que le reste des manettes est vraiment agréable à utiliser.
Confort : bien pour des sessions courtes, moyen sur la durée
Niveau confort, je dirais que c’est correct mais pas parfait. Le casque n’est pas un parpaing, on ne se sent pas écrasé, mais on n’est pas non plus sur quelque chose de totalement oublié au bout de 10 minutes. Le poids repose surtout sur le front et l’arrière du crâne, avec un système de serrage qui tient bien. Sur des sessions de 30 à 45 minutes, ça va, on s’y fait. Au-delà d’une heure, j’ai commencé à sentir une gêne au niveau du front, comme une pression un peu constante. Rien de dramatique, mais assez pour avoir envie de faire une pause.
La mousse qui entoure le visage isole plutôt bien de la lumière extérieure, mais elle fait un peu chauffer. Sur des jeux comme Horizon où tu bouges beaucoup la tête et les bras, j’ai fini plusieurs fois avec le front et le contour des yeux un peu humides. Une personne de mon entourage qui transpire facilement a trouvé ça carrément gênant au bout de 20-30 minutes. Donc si tu as tendance à vite avoir chaud, prévois des pauses régulières, parce que tu ne restes pas frais bien longtemps là-dessous.
Pour ce qui est de la cinétose (le mal des transports), perso je suis assez sensible d’habitude, et là ça a été plutôt gérable. Les options d’accessibilité aident bien : tu peux activer des déplacements par téléportation, limiter le mouvement de caméra, ajuster les rotations, etc. En jouant avec ça, j’ai pu faire des sessions de 45 minutes sans avoir la gerbe. Par contre, sur certains passages plus rapides ou quand je testais des réglages plus libres, j’ai senti que ça commençait à tourner un peu. Donc oui, il faut y aller progressivement et ne pas forcer, surtout les premiers jours.
Un point qui m’a un peu surpris, c’est la gestion de la vue transparente. En théorie, c’est pratique : tu appuies sur un bouton, tu vois ta pièce en noir et blanc via les caméras du casque. En pratique, j’ai eu une fois un bug où l’image s’est figée alors que je bougeais encore la tête, et là, désorientation totale pendant une seconde ou deux. Je n’ai pas chuté, mais j’ai bien compris le retour d’un utilisateur qui a raconté être tombé. C’est le genre de truc à connaître : si l’image se fige, tu retires le casque direct, parce que ton cerveau n’aime pas du tout ce décalage.
Qualité d’image et immersion : ça envoie, surtout sur certains jeux
Côté performance pure, c’est là que le PSVR2 montre vraiment son intérêt. L’écran est net, la résolution est bonne, et le HDR apporte un vrai plus sur les jeux compatibles. Sur Horizon Call of the Mountain, les paysages sont vraiment agréables à regarder, les textures sont propres, et tu as rarement l’impression de regarder une bouillie de pixels comme sur certains vieux casques. Sur Gran Turismo 7, l’effet “je suis dans le cockpit” fonctionne très bien : tu tournes la tête, tu vois les rétros, l’intérieur de la voiture, la piste autour, et tu t’y crois vite.
Le champ de vision est correct, même si ce n’est pas du 360° total. Tu vois encore un peu les bords du casque si tu fais attention, mais une fois plongé dans l’action, tu n’y penses plus trop. Là où j’ai vraiment senti un saut par rapport à ce que j’avais testé avant, c’est au niveau du suivi des mouvements de tête et des mains : c’est précis, réactif, et je n’ai pas eu de gros soucis de tracking. Les manettes répondent bien, et les actions sont fidèles à ce que tu fais physiquement, ce qui aide beaucoup pour l’immersion.
La techno PSVR2 Sense (retour dans le casque, suivi des yeux, audio 3D) apporte un vrai plus sur certains jeux. Le retour haptique dans le casque, par exemple, quand quelque chose te frôle ou que tu prends un coup, ça ajoute une couche de sensation qui fait la différence. Le suivi des yeux est plus discret, mais dans certains menus ou interactions, ça accélère la navigation. L’audio 3D, avec un bon casque ou même les écouteurs fournis, aide bien à situer ce qui se passe autour de toi, notamment dans Resident Evil où tu entends les bruits derrière toi et ça met une bonne petite pression.
Par contre, tout ça dépend énormément du jeu. Sur les titres travaillés pour le PSVR2 (Horizon, RE Village, GT7), tu sens que le casque est exploité. Sur d’autres expériences plus basiques ou des démos moyennes, ça fait moins rêver. Et là, tu te rends compte que le matériel est bon, mais que si le catalogue ne suit pas, ça reste un bel objet sous-utilisé. Donc oui, en termes de performance, rien à dire pour l’instant : ça fait le job et même plus. Mais il faut accepter d’être un peu “otage” de la qualité et du nombre de jeux VR disponibles sur PS5.
Ce qu’il y a réellement dans le pack et à quoi ça sert
Dans ce pack PSVR2 + Horizon Call of the Mountain, tu reçois : le casque VR2, les deux manettes PS VR2 Sense avec dragonnes, un câble USB pour les manettes, des écouteurs intra avec trois tailles d’embouts, la doc, et un code pour le jeu Horizon en version numérique. Pas de station de recharge pour les manettes, pas de support pour ranger le casque, rien de plus. Ça peut paraître un peu léger vu le prix, surtout pour la recharge des manettes, mais au moins tu as tout ce qu’il faut pour jouer dès le départ, à condition d’avoir déjà une PS5 évidemment.
L’installation est franchement simple : un seul câble USB-C qui va du casque à la PS5, tu le branches devant et c’est bon. Comparé au PSVR1 avec sa boîte de dérivation et tous les câbles, c’est le jour et la nuit. Tu passes ensuite par un assistant sur la console qui t’aide à régler la position du casque, la distance entre tes yeux, la zone de jeu dans ta pièce, etc. En gros, en 10-15 minutes tu es prêt à jouer, même si tu n’as jamais touché à un casque VR avant. Ça, pour le coup, c’est bien foutu.
Niveau usages, le casque sert uniquement à la PS5. Pas de compatibilité PC officielle, pas de rétrocompatibilité automatique avec les jeux PSVR1. Ça veut dire que si tu avais une bibliothèque VR sur PS4, tu ne peux pas tout récupérer ici. Certains jeux ont une version VR2 dédiée ou une mise à jour, mais ce n’est pas systématique. C’est un point important : tu repars presque de zéro sur ta ludothèque VR. Perso, j’ai surtout misé sur les jeux PS5 déjà compatibles VR2 (GT7, RE Village) et quelques démos pour varier.
En résumé, ce pack, c’est une entrée assez propre dans la VR console : tu branches, tu règles, tu lances Horizon, et tu as de quoi te faire une idée assez claire de ce que la machine peut faire. Mais il faut être conscient que le produit est très enfermé dans l’écosystème Sony : PS5 obligatoire, catalogue encore limité, et pas d’utilisation annexe (genre cinéma VR sur PC) sans bidouilles non officielles. Si tu cherches un truc polyvalent type casque autonome ou PC, ce n’est pas celui-là.
Points Forts
- Immersion très forte sur les jeux bien optimisés (GT7, RE Village, Horizon)
- Installation simple avec un seul câble et configuration guidée
- Manettes PS VR2 Sense agréables avec bons retours haptiques et gâchettes adaptatives
Points Faibles
- Autonomie des manettes moyenne et pas de station de recharge fournie
- Catalogue de jeux VR encore limité et pas de compatibilité automatique avec les jeux PSVR1
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le PlayStation VR2 avec Horizon Call of the Mountain, c’est un casque qui envoie du lourd sur l’immersion et la technique, mais qui reste un achat assez engagé. Quand tu joues à Gran Turismo 7, Resident Evil Village ou Horizon, tu prends vraiment une autre dimension par rapport au jeu sur télé. On sent que le matériel est solide : image propre, bons retours haptiques, manettes agréables, installation simple. Pour quelqu’un qui veut une vraie expérience VR sur console sans se lancer dans un PC de guerre, ça fait clairement le job.
Par contre, il faut être lucide sur les limites : le casque n’est pas ultra confortable sur les longues sessions, les manettes ont une autonomie moyenne, le câble reste parfois dans les pieds, et surtout le catalogue VR n’est pas encore énorme. Si tu n’es pas prêt à acheter quelques gros jeux VR en plus du pack, tu risques de tourner vite en rond. Pour moi, c’est un bon achat pour les joueurs PS5 qui aiment tester de nouvelles façons de jouer et qui savent qu’ils vont s’en servir régulièrement. Si tu es plus joueur occasionnel, ou si tu cherches juste à “voir ce que ça fait”, le prix et la dépendance au catalogue Sony font que ce n’est peut-être pas le meilleur plan pour l’instant.