Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : honnête, surtout pour débuter sérieusement
Design et ergonomie : simple, propre, sans chichi
Matériaux et finition : pas du luxe, mais ça tient la route
Solidité et fiabilité : ça inspire plutôt confiance, avec quelques réserves
Qualité sonore et Bluetooth : ça fait bien le taf pour ce segment
Ce que propose vraiment cette platine ANGELS HORN
Points Forts
- Bras avec contrepoids et anti-skating, bien mieux pour préserver les vinyles qu’un tourne-disque basique
- Préampli phono intégré et sortie Line/Phono, branchement facile sur presque n’importe quelles enceintes
- Bluetooth 5.0 pratique pour envoyer le son vers des enceintes ou casques sans fil sans prise de tête
Points Faibles
- Réglage initial du bras un peu délicat pour un vrai débutant, surtout avec les vis parfois trop serrées
- Matériaux et électronique corrects mais pas au niveau des platines hi-fi plus haut de gamme
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | ANGELS HORN |
| Couleur | Noyer |
| Connexions | Bluetooth Bluetooth |
| Caractéristiques spéciales | Sans Fil |
| Appareils compatibles | Casque, Haut-parleur |
| Batterie rechargeable | Non |
| Disponibilité des pièces détachées | Information indisponible sur les pièces détachées |
| Mises à jour logicielles garanties jusqu’à | Information non disponible |
Une platine pour passer du gadget au truc un peu sérieux
Je cherchais une platine vinyle qui ne soit pas un jouet, mais sans partir sur du matériel audiophile hors de prix. En gros, je voulais un truc qui respecte mes disques, qui ait un son propre, et qui puisse se brancher facilement sur des enceintes amplifiées ou en Bluetooth. Je suis tombé sur cette ANGELS HORN avec contrepoids, anti-skating et cellule AT-3600L, et je l’ai testée quelques semaines avec différentes enceintes (Edifier, barre de son, petit ampli hi-fi).
Concrètement, cette platine vise les gens qui veulent aller un peu plus loin que les tourne-disques tout-en-un en plastique, mais qui ne veulent pas se prendre la tête avec du matos trop technique. Il y a un préampli phono intégré, du Bluetooth 5.0, et un vrai bras avec réglages de base. Sur le papier, ça coche pas mal de cases : pratique, assez moderne, mais avec une construction qui a l’air plus sérieuse que les platines « valise » qu’on voit partout.
Je ne suis pas ingénieur son, mais j’ai déjà eu quelques platines, de la petite entrée de gamme jusqu’à des modèles plus costauds. Donc je vois vite quand un produit fait cheap ou quand ça tient un minimum la route. Avec cette ANGELS HORN, mon impression globale, c’est que ça vise juste entre confort d’usage et qualité correcte pour quelqu’un qui veut simplement profiter de ses vinyles sans se prendre pour un DJ pro.
Dans ce test, je vais rester simple : ce qui est bien, ce qui m’a agacé, et pour quel type d’utilisateur ça vaut le coup. On va parler design, montage, performance audio, Bluetooth, et surtout rapport qualité-prix. C’est pas parfait, y’a quelques petits points à savoir, mais globalement ça fait le job pour une installation vinyle « sérieuse mais accessible ».
Rapport qualité-prix : honnête, surtout pour débuter sérieusement
Si on regarde le prix de cette ANGELS HORN par rapport à ce qu’elle propose, je trouve le rapport qualité-prix plutôt bon. On a : un vrai bras réglable, une cellule Audio-Technica correcte, un préampli phono intégré, du Bluetooth 5.0, un plateau assez lourd et une finition qui ne fait pas cheap. Pour quelqu’un qui veut un setup simple mais propre, ça évite de devoir acheter une platine + un préampli + un émetteur Bluetooth séparé.
Comparé à des platines « valises » moins chères avec haut-parleurs intégrés, la différence de qualité est nette. Ces modèles-là ont tendance à massacrer les disques à cause de bras non réglables et de cellules basiques. Là, au moins, tu as un contrepoids et un anti-skating, ce qui change tout pour la durée de vie de ta collection. Rien que pour ça, mettre un peu plus cher dans cette ANGELS HORN me paraît largement justifié si tu comptes garder tes vinyles un moment.
Si on compare à des marques hi-fi plus connues (Pro-Ject, Rega, Audio-Technica), on est clairement un cran en dessous sur certains points (finitions plus fines, silence de fonctionnement, image sonore), mais les prix ne sont pas les mêmes non plus. Une fois que tu rajoutes un préampli phono et éventuellement du Bluetooth, la facture grimpe vite. Ici, tu as un pack assez complet directement utilisable avec de simples enceintes amplifiées, et pour beaucoup de gens, ça suffit largement.
Pour moi, le bon profil pour cette platine, c’est : quelqu’un qui veut un premier vrai setup vinyle sans partir dans des dépenses énormes, ou quelqu’un qui veut un système secondaire (salon, chambre) pratique avec Bluetooth. Si tu es déjà mordu de hi-fi et que tu chipotes sur chaque détail sonore, tu trouveras ses limites. Mais pour une grande majorité d’utilisateurs qui veulent juste profiter de leurs disques avec un son propre, le prix demandé est cohérent avec ce qu’elle offre.
Design et ergonomie : simple, propre, sans chichi
Visuellement, cette platine ANGELS HORN est plutôt réussie, surtout pour le prix. Le modèle en finition noyer a vraiment un rendu sympa dans un salon, ça fait plus « vrai matériel hi-fi » que gadget. Le look est assez sobre : plateau noir, bras en alu, socle façon bois. Pas de leds partout, pas de boutons flashy, et perso j’aime bien ce côté discret. Ça s’intègre bien sur un meuble TV ou une étagère sans faire tache.
Au niveau des commandes, c’est assez simple : sélecteur de vitesse 33/45, interrupteur, et le bouton pour le Bluetooth. Les connectiques sont à l’arrière (RCA, sélecteur phono/line, alimentation). Ça reste logique et facile à comprendre, même si on n’a jamais eu de platine. Le bras est droit, avec un contrepoids classique et un réglage anti-skating. Ça demande un petit temps au début, mais une fois que c’est réglé, on n’y revient pas tous les quatre matins.
Un détail important : certains utilisateurs (et je confirme) notent que les vis de maintien du mécanisme du bras sont un peu trop serrées en sortie d’usine. En gros, ça peut gêner l’équilibrage parfait du bras si on ne touche à rien. Il faut les desserrer légèrement (un tour) pour libérer le balancier et faire un réglage propre. C’est pas dramatique, mais ça montre que ce n’est pas plug-and-play à 100 % si on veut faire ça correctement. Si on fait ça au pif sans lire, ça marche, mais ce ne sera pas optimisé.
Au quotidien, l’ergonomie est correcte : le couvercle se manipule facilement, le bras se prend bien en main, et le changement de vitesse se fait sans bricolage. Pas d’arrêt automatique à la fin du disque, donc le bras reste sur le sillon final, il faut revenir le remettre en place. Certains verront ça comme un défaut, d’autres comme un fonctionnement plus « classique ». Perso, ça ne me dérange pas, mais si tu veux du tout automatique, ce n’est pas le bon modèle.
Matériaux et finition : pas du luxe, mais ça tient la route
Niveau matériaux, on n’est pas sur une platine à plusieurs centaines d’euros, donc il ne faut pas s’attendre à du bois massif et de l’alu partout. Le socle est en aggloméré avec un revêtement façon bois (noyer), mais la finition est propre, ça ne fait pas plastique bas de gamme. Au toucher, ça reste correct, ça ne sonne pas creux comme certaines platines très bon marché. Le poids global (un peu plus de 5 kg) aide aussi à donner une impression de stabilité.
Le bras est en aluminium, et là-dessus, c’est plutôt un bon point. Il ne fait pas jouet, les mouvements sont fluides une fois bien réglé, et on a une impression de précision correcte pour ce niveau de prix. Le plateau est en métal moulé, avec un certain poids. Ce n’est pas un monstre, mais c’est largement mieux que les plateaux ultra légers en plastique qu’on trouve sur beaucoup de modèles entrée de gamme. Résultat : moins de vibrations parasites et une rotation plus stable.
Les boutons et les connectiques à l’arrière font un peu plus « standard », on sent que c’est de l’électronique grand public, mais rien de choquant. Les prises RCA tiennent bien, l’interrupteur fait un clic net, et le bouton Bluetooth ne donne pas l’impression qu’il va rester dans la main après trois utilisations. Le couvercle anti-poussière est en plastique transparent classique, pas ultra épais mais suffisant pour l’usage. Il fait un peu léger à la manipulation, mais rien de dramatique si on ne le claque pas comme un bourrin.
Globalement, pour le prix, la sensation est plutôt rassurante. C’est pas du matériel de studio, mais ce n’est pas non plus le genre de platine qu’on a peur de casser en posant un vinyle un peu vite. Si tu viens d’une petite platine valise, tu vas clairement sentir la différence en termes de solidité et de sérieux. Par contre, si tu es habitué à des marques hi-fi réputées, tu verras vite que ça reste du milieu de gamme accessible, pas plus.
Solidité et fiabilité : ça inspire plutôt confiance, avec quelques réserves
Après quelques semaines d’utilisation régulière (quelques disques par jour, manipulation normale, pas de traitement de choc), la platine tient bien le coup. Rien ne s’est desserré tout seul, pas de bruits bizarres qui apparaissent, et la courroie ne montre pas de signe de fatigue. On sent que ce n’est pas un jouet, et pour un usage domestique classique, ça semble parti pour durer un bon moment si on en prend un minimum soin.
Le bras reste bien en place, les réglages de contrepoids et d’anti-skating ne bougent pas à chaque manipulation, ce qui est rassurant. On n’a pas la sensation que tout est au bord de se dérégler. Le couvercle protège bien de la poussière, et tant qu’on ne le manipule pas comme un sauvage, les charnières tiennent. C’est du plastique, donc si tu ouvres et fermes comme une porte de voiture, forcément ça finira par prendre du jeu, mais dans un usage normal, ça va.
Là où j’ai un petit doute sur la durée, c’est plus sur l’électronique interne (Bluetooth, préampli intégré). Impossible de juger sur quelques semaines. Ce genre de composants peut très bien tenir des années comme lâcher plus tôt sur certains exemplaires. Les retours utilisateurs que j’ai lus sont globalement positifs, avec quelques cas isolés de pannes, mais rien de massivement inquiétant. Par contre, il n’y a pas vraiment d’infos claires sur la disponibilité des pièces détachées, donc en cas de gros souci hors garantie, ce ne sera pas forcément simple à réparer.
Pour résumer, en usage normal, cette platine donne l’impression d’un produit plutôt fiable pour sa gamme de prix. Si tu veux un tank prévu pour vingt ans d’utilisation intensive, il faudra viser plus haut et plus cher. Mais pour quelqu’un qui écoute ses vinyles régulièrement à la maison, sans maltraiter le matériel, ça semble suffisant. Comme toujours avec ce type de produits, un peu de soin (ne pas déplacer la platine toutes les semaines, éviter la poussière, bien ranger le bras) prolongera clairement sa durée de vie.
Qualité sonore et Bluetooth : ça fait bien le taf pour ce segment
Côté son, je l’ai testée dans plusieurs configurations : directement sur des enceintes amplifiées (type Edifier), sur un petit ampli hi-fi avec enceintes passives, et en Bluetooth sur une enceinte JBL et sur un Echo. Globalement, la platine se débrouille bien. La cellule AT-3600L fournit un son propre, assez neutre, avec des basses présentes mais pas baveuses, et des aigus qui ne vrillent pas les oreilles. On n’est pas dans le très détaillé, mais pour écouter du rock, de la pop, du jazz tranquille, c’est largement suffisant.
Le gros point positif, c’est le préampli phono intégré. Tu peux la brancher sur quasiment n’importe quelle enceinte avec entrée RCA ou même sur une entrée auxiliaire d’ampli sans te prendre la tête avec un préampli séparé. Le fait de pouvoir choisir entre sortie Phono ou Line est aussi pratique si un jour tu veux monter en gamme sur le reste de la chaîne. Pour un débutant ou quelqu’un qui veut garder un setup simple, c’est vraiment confortable.
Sur la stabilité de la rotation, rien à signaler de gênant. À l’oreille, pas de wow ou flutter flagrant, les notes tenues restent stables. Le système par courroie fait le job, et le plateau assez lourd aide. Les bruits de fond viennent surtout de l’état des disques plus que de la platine elle-même. Avec des vinyles en bon état, on a un fond assez propre pour ce niveau de prix. Les craquements qu’on entend, c’est surtout le disque, pas la mécanique.
Pour le Bluetooth, honnêtement, je m’attendais à un truc moyen, et finalement c’est plutôt propre. L’appairage est simple : on appuie sur le bouton, on sélectionne la platine dans les paramètres de l’enceinte ou du casque, et c’est parti. Il y a un léger décalage (latence) logique avec le Bluetooth, donc pas idéal si tu veux faire du monitoring hyper précis, mais pour écouter dans le salon ou pour une soirée, ça va très bien. La qualité sonore reste bonne, un peu compressée par rapport à la sortie filaire, mais rien de choquant si tu n’es pas ultra pointilleux.
Ce que propose vraiment cette platine ANGELS HORN
Sur le papier, cette platine ANGELS HORN, c’est une platine vinyle à deux vitesses (33 et 45 tr/min) avec entraînement par courroie, préampli phono intégré, sortie RCA, et Bluetooth 5.0 pour envoyer le son vers des enceintes ou un casque sans fil. Elle est livrée avec une cellule Audio-Technica AT-3600L, un contrepoids réglable, un anti-skating, un plateau assez lourd et un couvercle anti-poussière. Pas de haut-parleurs intégrés, donc il faut impérativement des enceintes externes ou un ampli.
Niveau installation, on reçoit dans le carton : la platine, le plateau, le tapis, le couvercle, le cordon d’alimentation, et le câble RCA. Il faut monter le plateau, mettre la courroie, régler le bras avec le contrepoids, et ajuster l’anti-skating. La notice est assez claire, et pour quelqu’un qui ne l’a jamais fait, ça prend un peu de temps mais ce n’est pas la mer à boire. Faut juste être un minimum soigneux et ne pas bâcler le réglage du bras, sinon on abîme les disques.
La grosse différence par rapport aux tourne-disques « tout intégrés », c’est justement ces réglages. Là, on a une vraie marge pour ajuster la force d’appui de la cellule. C’est important pour la durée de vie des vinyles et pour limiter les distorsions. La cellule AT-3600L, c’est de l’entrée de gamme correcte : ça ne rivalise pas avec des modèles bien plus chers, mais c’est fiable et ça lit proprement la plupart des disques sans trop de soucis.
En termes de cible, pour moi, cette platine s’adresse à : des débutants motivés qui veulent un truc un peu sérieux, ou des gens qui reviennent au vinyle après des années et qui ne veulent pas se prendre la tête avec un ampli phono séparé. Si tu es déjà équipé en platine hi-fi haut de gamme, ça ne va pas te faire rêver, mais pour quelqu’un qui part de zéro ou qui vient d’un tourne-disque bas de gamme, le saut en qualité est franchement visible.
Points Forts
- Bras avec contrepoids et anti-skating, bien mieux pour préserver les vinyles qu’un tourne-disque basique
- Préampli phono intégré et sortie Line/Phono, branchement facile sur presque n’importe quelles enceintes
- Bluetooth 5.0 pratique pour envoyer le son vers des enceintes ou casques sans fil sans prise de tête
Points Faibles
- Réglage initial du bras un peu délicat pour un vrai débutant, surtout avec les vis parfois trop serrées
- Matériaux et électronique corrects mais pas au niveau des platines hi-fi plus haut de gamme
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, cette platine ANGELS HORN fait clairement partie des bons plans pour se lancer (ou se relancer) dans le vinyle sans tomber dans les gadgets. Elle coche les cases importantes : bras réglable avec contrepoids et anti-skating, cellule correcte, préampli phono intégré, Bluetooth pratique, et une finition qui ne fait pas jouet. Le son est propre pour cette gamme, la rotation est stable, et l’utilisation au quotidien est simple une fois le premier réglage effectué. On sent qu’on est sur un produit pensé pour le grand public, mais avec un minimum de sérieux côté technique.
C’est pas parfait non plus. Il faut prendre le temps de bien régler le bras au début, les matériaux ne jouent pas dans la même cour que les grandes marques hi-fi, et le Bluetooth reste du Bluetooth, donc pas l’option à privilégier si tu cherches la meilleure qualité possible. Mais pour quelqu’un qui veut un setup propre, facile à vivre, et qui ne veut pas multiplier les boîtiers et les câbles, c’est une option vraiment intéressante. Si tu es déjà équipé en matos haut de gamme, passe ton chemin. Si tu viens d’un tourne-disque bas de gamme ou que tu démarres de zéro, cette ANGELS HORN offre un bon compromis entre simplicité, respect des disques et budget raisonnable.