Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tous les profils
Design & encombrement : pas moche, mais c’est un gros bébé
Confort d’utilisation : simple à vivre au quotidien
Image & performances : très correct pour le prix
Présentation : ce qu’il propose concrètement
Son & connectivité audio : utilisable, mais mieux avec une barre de son
Points Forts
- Image Full HD nette et lumineuse, exploitable même avec un peu de lumière ambiante
- Google TV officiel intégré avec Netflix/Disney+/Prime Video sans boîtier externe
- Autofocus, correction auto et zoom qui simplifient vraiment l’installation
Points Faibles
- Un seul port HDMI et un seul USB, limité si tu as plusieurs sources
- Gabarit assez volumineux, pas idéal si tu cherches un projecteur compact
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | PUTRIMS |
| Numéro du modèle de l'article | PUTRIMS K12 |
| séries | PUTRMIS K12 |
| Couleur | Noir |
| Garantie constructeur | 2 |
| Type d'écran | LCD |
| Résolution de l'écran | 3840 x 2160 |
| Resolution | 3840 x 2160 |
Un vidéoprojecteur qui veut faire office de vraie télé
Je cherchais un vidéoprojecteur qui puisse vraiment remplacer une télé au quotidien, pas juste un gadget pour regarder un film de temps en temps. Mon cahier des charges était simple : une image propre en Full HD, assez de luminosité pour ne pas être obligé de vivre dans le noir complet, Netflix et compagnie intégrés, et surtout un truc qui ne me prenne pas la tête à chaque allumage. Je suis tombé sur ce PUTRIMS K12 un peu par hasard, marque inconnue pour moi, mais avec Google TV officiel, 1500 ANSI annoncés et une note correcte sur Amazon.
Je l’ai utilisé pendant une bonne quinzaine de jours à la place de ma télé : films le soir, séries, un peu de jeux vidéo, et quelques tests en journée avec lumière ambiante. Je l’ai branché à une barre de son en Bluetooth, essayé le WiFi 6, Google TV, le mirroring du téléphone, bref j’ai un peu tout passé en revue. Je l’ai posé sur un meuble TV à environ 3 m du mur blanc, sans écran de projection au début, puis avec un écran plus tard pour comparer.
Globalement, ça fait le job pour un usage home cinéma et même un peu plus. Par contre, il faut être lucide : ça reste un vidéoprojecteur LCD à ce prix, ce n’est pas une salle de cinéma pro ni un modèle DLP à 1500 €. Il a de vrais points forts (image, simplicité, Google TV) mais aussi des compromis, surtout côté connectique et encombrement. Si tu t’attends à un truc minuscule et plug-and-play comme une Chromecast, ce n’est pas ça.
Dans ce test, je vais surtout parler comme je l’ai vécu au quotidien : ce qui marche bien, ce qui m’a agacé, et à qui je le conseille vraiment. Si tu veux un avis de terrain et pas un discours marketing, tu devrais t’y retrouver. Je ne vais pas rentrer dans des mesures au luxmètre, mais plutôt dans l’usage concret : lumière, bruit, facilité d’installation, et si ça vaut le prix payé.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tous les profils
Sur le rapport qualité-prix, je trouve que ce PUTRIMS K12 se défend bien, surtout quand il passe avec un bon coupon comme on le voit souvent. Pour environ 300 € en promo, tu as un vidéoprojecteur Full HD lumineux, avec Google TV officiel intégré, Netflix/Disney+/Prime et tout le reste qui tournent proprement, plus autofocus, correction auto, Bluetooth, WiFi 6. Si tu devais acheter un projecteur + un stick Google TV séparé, tu t’en approcherais vite en prix.
Par contre, il faut être honnête : ce n’est pas le meilleur choix pour tout le monde. Si tu veux juste un projecteur pour des présentations PowerPoint deux fois par an, c’est clairement trop. Un modèle plus basique à 150–200 € fera l’affaire. À l’inverse, si tu es ultra exigeant sur le contraste, les noirs profonds et le gaming compétitif, tu vas vite regarder des modèles plus chers chez BenQ, Epson, etc. Là, on est sur un produit « milieu de gamme accessible » qui vise le grand public qui veut un home cinéma simple.
Là où il est vraiment intéressant, c’est pour quelqu’un qui n’a pas envie de se prendre la tête avec des boîtiers externes, qui consomme surtout du streaming, et qui veut une image entre 80 et 120 pouces dans un salon normal. Tu branches, tu configures une fois, et derrière tu l’utilises un peu comme une télé connectée, avec en bonus la grosse diagonale. Si tu comptes beaucoup alterner entre plusieurs sources HDMI (console, box TV, lecteur Blu-ray, PC), le simple port HDMI va clairement être une limite, et tu vas te retrouver à débrancher/rebrancher ou à acheter un switch HDMI.
Globalement, pour le prix actuel et ce qu’il propose, je dirais que le rapport qualité-prix est bon, à condition de bien comprendre ce que tu achètes : un projecteur orienté streaming, assez complet, mais pas une machine de guerre ni un centre de connectique. Si tu coches ce profil-là, tu en auras pour ton argent.
Design & encombrement : pas moche, mais c’est un gros bébé
Visuellement, le vidéoprojecteur est plutôt sobre : boîtier noir, forme rectangulaire, pas de délire design. Ça passe bien dans un salon, ça ne fait pas jouet cheap, mais on voit que ce n’est pas un produit de grande marque non plus. Le plastique est correct, rien qui grince ou qui bouge, et il y a un cache pour l’objectif, ce qui est toujours bon à prendre si tu comptes le laisser en place et éviter que la poussière s’accumule sur la lentille.
Par contre, il faut être clair : il est assez volumineux. On est loin des mini-projecteurs compacts. En profondeur, avec le câble d’alimentation et un HDMI, tu tapes facilement dans les 25 cm, et en largeur/hauteur, ça prend bien sa place sur un meuble TV ou une étagère. Si tu veux le poser sur une petite tablette ou dans un endroit très serré, il faut mesurer avant. Pour un montage au plafond, c’est faisable (il y a les pas de vis en dessous), mais il faut accepter d’avoir un bloc bien visible.
Les aérations sont sur le côté et l’arrière, avec un filtre accessible pour le nettoyage. C’est un bon point, parce que sur ce genre de projecteur, la poussière peut vite se coller dans le chemin optique et te foutre une tache sur l’image. Là, au moins, tu peux ouvrir et nettoyer un minimum sans tout démonter. Le bouton d’alimentation est sur le dessus, facile d’accès, et le capteur pour la télécommande est devant, ce qui fonctionne bien si tu es dans l’axe.
En résumé, côté design, ça reste simple et fonctionnel. Pas de fioritures, pas de touches tactiles partout, juste ce qu’il faut. Le vrai point à garder en tête, c’est l’encombrement : ce n’est pas un pico-projecteur. Si tu avais en tête un truc discret que tu ranges dans un tiroir après chaque séance, tu vas être déçu. C’est plutôt un appareil que tu installes une bonne fois et que tu laisses là, comme une télé, surtout si tu comptes l’utiliser tous les jours.
Confort d’utilisation : simple à vivre au quotidien
Là où j’ai vraiment apprécié ce vidéoprojecteur, c’est sur le confort d’utilisation au quotidien. La première mise en route est assez simple : tu le branches, tu choisis la langue, tu connectes le WiFi, tu te connectes à ton compte Google, et derrière tu récupères Netflix, YouTube, Prime Video, Disney+ directement sur l’interface Google TV. Pas besoin de rajouter un boîtier ou de jongler entre les entrées. Si tu as déjà une TV sous Google TV ou Android TV, tu ne seras pas perdu.
La télécommande est basique mais efficace : boutons pour les applis principales, navigation fluide, et surtout le micro intégré pour Google Assistant. Tu maintiens le bouton, tu dis « Ouvrir Netflix » ou « Lancer Stranger Things » et ça le fait. C’est un détail, mais quand tu es affalé sur le canapé, ça évite de taper des mots de passe ou des titres de séries avec les flèches. La réactivité est correcte, je n’ai pas eu de gros lags dans les menus, le WiFi 6 tient bien le streaming en 1080p, voire 4K en source (même si le projecteur reste en Full HD).
Au niveau du bruit, il est présent, mais raisonnable. Le ventilateur s’entend dans une pièce silencieuse, surtout au début quand tu tends l’oreille, mais une fois que le film ou la série démarre, ça se fait vite oublier, surtout si tu utilises une barre de son ou des enceintes un peu costaudes. On est loin des turbines de certains vieux modèles qui couvrent les dialogues. Pour un usage salon normal, à 2,5–3 m de distance, ça reste tout à fait vivable.
Enfin, le fait de pouvoir choisir le mode de projection (posée sur table, au plafond, retournée, etc.) et d’avoir un zoom et des réglages de trapèze assez fins aide vraiment. Tu n’es pas obligé d’avoir une installation parfaite pour que ça rende bien. Tu peux le poser sur une étagère un peu haute, corriger l’angle, réduire un peu l’image, et tu as quelque chose de propre sans bricoler un support sur mesure. Pour un utilisateur « lambda » qui n’a pas envie de passer deux heures dans les menus à chaque séance, c’est clairement un bon point.
Image & performances : très correct pour le prix
Sur la qualité d’image, honnêtement, c’est là où le K12 s’en sort le mieux. En Full HD natif, relié à un PC ou une console, on voit tout de suite que ce n’est pas du 720p étiré. Les menus Windows, les textes, les sous-titres sont nets, lisibles, ça ne bave pas. Pour les films et séries, les détails sont bien là, surtout si tu baisses un peu les réglages trop agressifs de contraste/couleurs d’usine. Les couleurs sont plutôt vives, parfois un peu trop saturées à mon goût, mais ça se corrige dans les paramètres.
Niveau luminosité, les 1500 ANSI annoncés semblent crédibles pour cette gamme. En pratique, tu peux regarder un film avec les volets entrouverts ou une petite lampe d’ambiance, l’image reste tout à fait exploitable. Par contre, en pleine journée avec le soleil qui tape direct sur le mur, faut pas rêver : comme tous les vidéoprojecteurs, ça commence à se laver. Disons que pour un usage « de jour », ça passe si tu contrôles un minimum la lumière (rideaux, orientation), mais ce n’est pas une télé LCD.
L’autofocus et la correction trapézoïdale automatique font bien le boulot. Tu le déplaces un peu, l’image se remet au point toute seule en quelques secondes, le trapèze se corrige, et tu retrouves une image propre sans trop te prendre la tête. Tu peux aussi tout faire en manuel si tu es maniaque. Le zoom électronique est pratique si tu n’as pas un recul parfait : tu peux réduire l’image jusqu’à 50 % sans bouger l’appareil. Ça dépanne clairement si ton mur est trop petit ou si tu as des meubles qui gênent.
Pour les jeux, j’ai testé avec une console branchée en HDMI. L’input lag n’est pas catastrophique pour du jeu « tranquille » (racing, aventure, etc.), mais pour du FPS compétitif, on sent un petit délai. Ce n’est pas un projecteur pensé pour l’e-sport, mais pour du jeu casual sur grand écran, ça reste jouable. Globalement, pour le tarif où on le trouve avec les promos, l’image est franchement pas mal : ce n’est pas du niveau d’un gros BenQ ou Epson haut de gamme, mais pour un salon, c’est largement suffisant.
Présentation : ce qu’il propose concrètement
Sur le papier, le PUTRIMS K12, c’est un vidéoprojecteur Full HD natif (1920x1080) qui accepte les sources 4K, avec une luminosité annoncée de 1500 ANSI lumens. Ça veut dire clairement qu’il est pensé pour être utilisable en soirée dans une pièce pas totalement noire, et ça, dans la pratique, c’est plutôt vrai. La marque met aussi beaucoup en avant le côté « Google TV officiel », donc pas besoin de Fire Stick ou Chromecast : Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube, etc. sont déjà là, avec les DRM qu’il faut pour ne pas se retrouver bloqué en 480p.
Il a le WiFi 6, du Bluetooth 5.2, un autofocus et une correction automatique du trapèze, plus un zoom électronique de 50 à 100 %. En gros, tu le poses, tu l’allumes, il fait la mise au point tout seul, il redresse l’image, et tu ajustes la taille sans le déplacer. En théorie, ça enlève une bonne partie de la galère habituelle des vidéoprojecteurs d’entrée/milieu de gamme où tu passes 15 minutes à régler l’image à chaque fois.
Niveau connectique, c’est assez basique : 1 HDMI, 1 USB, 1 sortie audio jack 3,5 mm. On n’est pas sur un hub multimédia, clairement. L’idée, c’est surtout d’utiliser les applis intégrées et, éventuellement, de brancher une console ou un PC sur l’unique port HDMI. Pour le son, il a deux hauts-parleurs intégrés (annoncés à 36 W) et la possibilité de connecter une barre de son ou un casque en Bluetooth, ou un système audio via le jack ou l’ARC HDMI.
En usage réel, on sent bien la logique du produit : c’est un vidéoprojecteur « tout-en-un » orienté streaming. Tu le branches, tu le connectes au WiFi, tu te connectes à ton compte Google, tu installes deux-trois applis, et tu peux t’en servir comme une télé connectée, mais avec une image de 80 à 120 pouces. Pour quelqu’un qui veut une grosse image sans se prendre la tête avec des boîtiers externes, ça a du sens. Pour les gens qui aiment tout brancher (consoles, box, lecteur Blu-ray, etc.), le simple port HDMI peut vite être une limite.
Son & connectivité audio : utilisable, mais mieux avec une barre de son
Côté audio, les hauts-parleurs intégrés sont « ok » pour dépanner, mais clairement, ça ne remplace pas une barre de son ou un kit 2.1. Le volume est suffisant pour une pièce de taille moyenne, les voix sont compréhensibles, mais ça manque de basses et de profondeur. Pour regarder un journal télé ou une vidéo YouTube, ça passe. Pour un film d’action ou un concert, tu sens vite les limites. Disons que c’est utilisable, mais pas ce qui va te faire vibrer.
Le gros point positif, c’est le Bluetooth 5.2 et le support HDMI ARC. En pratique, j’ai connecté une barre de son en Bluetooth sans souci, l’appairage se fait en quelques secondes, et après ça se reconnecte automatiquement. Il peut y avoir un léger décalage audio/vidéo selon la barre de son, mais chez moi ça restait raisonnable et tout à fait regardable. Si tu veux être tranquille sur la synchro, le mieux reste de passer par l’ARC ou la sortie jack vers un ampli/enceinte.
Pour ceux qui n’ont pas de système audio externe, le son intégré fait le job pour commencer. C’est déjà mieux que certains petits projecteurs bas de gamme qui sonnent comme un téléphone posé dans une boîte. Mais franchement, vu le type de produit (grand écran, films, séries), l’idéal est de l’associer à au moins une barre de son moyenne gamme, histoire de profiter un minimum de l’immersion. Ce serait dommage d’avoir une image de 100 pouces et un son tout plat.
En résumé, sur la partie audio, rien d’exceptionnel mais c’est cohérent avec le reste : utilisable en sortie de boîte, et prêt pour être amélioré facilement grâce au Bluetooth et à l’ARC. Si tu as déjà une enceinte Bluetooth qui traîne, tu peux déjà bien améliorer l’expérience sans te ruiner ni tirer dix câbles dans le salon.
Points Forts
- Image Full HD nette et lumineuse, exploitable même avec un peu de lumière ambiante
- Google TV officiel intégré avec Netflix/Disney+/Prime Video sans boîtier externe
- Autofocus, correction auto et zoom qui simplifient vraiment l’installation
Points Faibles
- Un seul port HDMI et un seul USB, limité si tu as plusieurs sources
- Gabarit assez volumineux, pas idéal si tu cherches un projecteur compact
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, après plusieurs semaines avec ce PUTRIMS K12, mon avis est assez simple : pour un usage « salon + streaming », il fait clairement le job. L’image est propre en Full HD, la luminosité permet de regarder des contenus sans être dans le noir complet, Google TV intégré simplifie énormément la vie, et l’installation est plutôt facile grâce à l’autofocus et à la correction automatique. Pour regarder des films, des séries, un peu de sport et quelques jeux en mode détente, c’est largement satisfaisant pour le prix.
Ce n’est pas un produit parfait non plus. Il est encombrant, la connectique est limitée à un seul HDMI et un USB, le son intégré est correct sans plus, et ce n’est pas le vidéoprojecteur idéal pour les joueurs très exigeants ou les puristes de l’image qui comparent tout à des modèles bien plus chers. Mais si tu acceptes ces compromis et que tu veux surtout une grosse image avec Netflix & co sans t’équiper de trois appareils différents, il coche beaucoup de cases.
Je le recommande surtout à : quelqu’un qui veut remplacer ou compléter une télé dans un salon, qui regarde principalement du streaming, qui a un mur blanc ou un écran, et qui ne veut pas se lancer dans une installation compliquée. Ceux qui devraient passer leur chemin : les gros gamers compétitifs, ceux qui ont besoin de plusieurs entrées HDMI actives en même temps, ou les maniaques du contraste qui regardent tout dans le noir complet et comparent aux projecteurs à plus de 1000 €. Pour le reste, c’est un choix cohérent et plutôt malin dans cette gamme de prix.