Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tous les profils
Design et fabrication : compact, propre, mais pas luxueux
Utilisation au quotidien : simple, mais quelques petits détails
Solidité, bruit, tubes : ce que ça donne dans le temps
Qualité sonore et fonctionnalités : ce que ça change vraiment
Ce que fait vraiment ce Douk / Nobsound P1
Points Forts
- Polyvalent : DAC USB, Bluetooth 5.0 aptX, préampli à tubes et ampli casque dans un seul boîtier
- Son plus agréable que la sortie audio d’un PC ou d’un ampli basique, surtout en USB
- Design compact et finition métallique correcte pour le prix
Points Faibles
- Puissance limitée sur la sortie casque, pas idéal pour les casques très gourmands
- Correcteur de basses/aigus peu fin, on finit souvent par rester en bypass
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Nobsound |
| Disponibilité des pièces détachées | Information indisponible sur les pièces détachées |
| Mises à jour logicielles garanties jusqu’à | Information non disponible |
| Moyenne des commentaires client | 4,3 4,3 sur 5 étoiles (581) 4,3 sur 5 étoiles |
| Numéro du modèle de l'article | DZ066_DE |
| ASIN | B07TMZ8G7H |
| Classement des meilleures ventes d'Amazon | 102937 en High-Tech (Voir les 100 premiers en High-Tech) 83 en Amplis casques |
| Date de mise en ligne sur Amazon.fr | 11 juillet 2019 |
Un petit boîtier à tubes qui intrigue
Je cherchais un truc simple pour relier mon PC et mon téléphone à mon ampli hifi, avec Bluetooth correct et un peu de “couleur” dans le son. Je suis tombé sur ce Douk / Nobsound P1 un peu par hasard, et vu le prix et les avis plutôt bons, je me suis laissé tenter. L’idée : l’utiliser à la fois comme DAC USB pour le PC, comme récepteur Bluetooth pour Spotify / Qobuz, et comme petit ampli casque de bureau. Donc pas un test de labo, juste un usage normal dans un salon et sur un bureau.
Je l’ai utilisé environ deux semaines en continu : branché sur un ampli stéréo classique, une paire d’enceintes bibliothèque correctes (pas du très haut de gamme, mais pas du bas de gamme non plus), et deux casques entre 32 et 80 ohms. J’alterne entre écoute en USB depuis un PC Windows, et Bluetooth depuis un smartphone Android. Je n’ai pas changé les tubes pour des modèles exotiques, j’ai testé avec ceux fournis au départ, histoire de voir ce que ça donne “out of the box”.
Globalement, ce P1 n’est pas une machine miracle qui va transformer un mauvais système en truc de compétition, mais pour le tarif, il apporte un vrai plus par rapport à la sortie casque basique d’un PC portable ou d’un petit ampli home-cinéma un peu ancien. Il a aussi quelques limites qu’il faut connaître avant de cliquer sur “acheter”. Entre autres, ce n’est pas un monstre de puissance sur la sortie casque, et les contrôles de basses/aigus ne sont pas ce qu’il y a de plus fin.
Si tu cherches un avis honnête : oui, ça fait le job, surtout en USB et en préampli vers un ampli existant. Si tu veux juste un ampli casque très puissant ou un DAC ultra neutre, il y a mieux ciblé. Mais pour un usage polyvalent Bluetooth + USB + préampli + casque, il se défend bien pour le prix, à condition de savoir ce que tu achètes et de ne pas fantasmer sur la magie des tubes.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tous les profils
Si on regarde froidement le prix et ce que fait le P1, le rapport qualité-prix est plutôt bon. Pour environ une centaine d’euros, tu as un DAC USB 24/192, un récepteur Bluetooth 5.0 aptX, un préampli à tubes avec bypass, et un petit ampli casque. Acheter tout ça en séparé, même en entrée de gamme, te coûterait plus cher et prendrait plus de place. Donc pour quelqu’un qui veut un appareil polyvalent pour améliorer un peu une installation existante, c’est cohérent.
Par contre, il faut être clair sur les attentes. Si tu cherches un ampli casque puissant pour driver des casques haut de gamme très gourmands, ce ne sera pas le bon plan. Si tu veux un DAC ultra neutre qui ne colore pas du tout le son, ce n’est pas non plus l’objectif de ce produit. Ici, on est plutôt sur un appareil qui apporte un son un peu plus chaleureux que la sortie d’un PC ou d’un ampli home-cinéma basique, avec une connectique moderne et pratique.
Face à certains concurrents purement numériques (genre petits DAC USB sans tubes), le P1 sera un peu moins propre sur le bruit de fond, mais il gagne en flexibilité (Bluetooth, RCA, réglages de tonalité, sortie casque). Donc la valeur dépend pas mal de ton usage. Si tu comptes utiliser toutes les fonctions (USB + BT + préamp + casque), là, le prix est vraiment intéressant. Si tu ne veux que du Bluetooth vers un ampli, un simple récepteur BT moins cher peut suffire.
Pour résumer : bon rapport qualité-prix pour un utilisateur qui veut centraliser plusieurs sources et donner un peu de caractère à son système sans se ruiner. Moins pertinent si tu as déjà un bon DAC et un ampli casque sérieux, ou si tu es très pointilleux sur la neutralité absolue du son. Mais pour une installation domestique standard, c’est franchement une option à considérer.
Design et fabrication : compact, propre, mais pas luxueux
Niveau design, c’est dans la veine des petits appareils hifi chinois : boîtier compact en métal, façade alu brossé, deux tubes bien visibles sur le dessus, et quelques LEDs pour faire joli. Sur un bureau ou dans un meuble TV, ça passe très bien, ça ne fait pas jouet. Ça reste quand même un look “geek audio”, donc si tu veux quelque chose de totalement discret, il y a plus sobre, mais perso j’aime bien voir les tubes, ça donne un côté un peu vintage sans être kitsch.
Les boutons de volume et de tonalité ont un toucher correct. Ce n’est pas ultra précis comme sur des appareils très haut de gamme, mais ça ne fait pas cheap non plus. Les crans ne sont pas hyper marqués, on sent que c’est plus prévu pour une utilisation au ressenti que pour des réglages au millimètre. Les connecteurs RCA arrière tiennent bien les câbles, je n’ai pas eu de jeu ou de faux contact, même en changeant plusieurs fois les branchements pendant mes tests.
Le boîtier ne chauffe quasiment pas, même après plusieurs heures d’écoute. Les tubes sont juste tièdes, donc pas de stress particulier à ce niveau. L’alimentation externe 12 V est basique, c’est le genre de bloc qu’on voit partout. Ce n’est pas très sexy, mais au moins si un jour il lâche, ce sera facile à remplacer. Je n’ai pas noté de bruit parasite lié à l’alim dans mon cas, même à volume élevé sans musique, le souffle reste faible.
Petit détail : il y a un éclairage LED des tubes, que certains trouvent gadget. Perso, je trouve ça un peu inutile, mais heureusement on peut le couper. D’après quelques retours d’utilisateurs, l’appareil sonnerait un peu mieux LEDs éteintes, difficile à dire sans test en aveugle, mais dans le doute, je les ai laissées coupées. Globalement, pour le prix, la finition est honnête : ce n’est pas du matériel de luxe, mais ce n’est pas non plus du plastique branlant. On est sur du “franchement pas mal” pour un appareil autour de la centaine d’euros.
Utilisation au quotidien : simple, mais quelques petits détails
Au quotidien, le P1 est plutôt agréable à utiliser. Tu allumes, tu sélectionnes l’entrée, tu montes le volume, et c’est parti. Pas de menus compliqués, pas d’appli à installer, tout se fait en façade. Pour quelqu’un qui veut un appareil simple à vivre, c’est un bon point. Le changement entre USB, Bluetooth et RCA se fait instantanément, sans gros “plop” dans les enceintes. Il y a parfois un petit clic, mais rien de dangereux pour le matériel.
Pour le Bluetooth, le confort est bon : une fois appairé, ton téléphone le retrouve automatiquement. Je n’ai pas eu de déconnexion intempestive à 3 mètres de distance en ligne droite. Si tu passes derrière un mur, là, comme tous les appareils Bluetooth, ça peut commencer à décrocher, mais rien d’anormal. Pour mater une vidéo YouTube ou un film, la latence reste raisonnable, surtout avec aptX LL quand c’est pris en charge, donc ce n’est pas injouable.
Sur le bureau, en ampli casque, la position du bouton de volume est pratique, on peut ajuster rapidement sans chercher. Par contre, le volume monte assez vite : sur certains casques sensibles, tu te retrouves déjà à un niveau correct vers 9–10h sur le potard, donc il faut y aller doucement au début. Ce n’est pas dramatique, mais c’est à savoir pour ne pas se faire surprendre. Pas de télécommande, donc pour un usage purement salon, certains regretteront peut-être de devoir se lever pour changer le volume.
Un point pratique : comme il est compact et qu’il chauffe peu, tu peux le caler facilement sur un meuble TV ou à côté de ton écran sans te poser trop de questions. Le seul truc un peu relou, c’est le bloc d’alimentation externe qui traîne, comme toujours. Mais bon, c’est le cas sur 90% des appareils de ce genre. Globalement, niveau confort d’utilisation, rien de rédhibitoire : c’est simple, ça répond bien, et on ne passe pas son temps à régler des problèmes techniques.
Solidité, bruit, tubes : ce que ça donne dans le temps
Niveau solidité, difficile de juger sur plusieurs années, mais sur quelques semaines d’utilisation, rien n’a bougé. Le boîtier métallique inspire plus confiance qu’un truc tout plastique. Les connecteurs ne se sont pas desserrés malgré pas mal de branchements/débranchements pour les tests. Les tubes sont bien maintenus, pas de jeu particulier quand on touche légèrement l’appareil. En tapotant dessus, on peut entendre un léger bruit dans les enceintes (microphonie), mais c’est très léger et ça ne gêne pas dans un usage normal où l’appareil reste posé.
Sur le bruit de fond, à volume normal, je n’ai quasiment pas de souffle audible sur mes enceintes de salon. Si je pousse le volume à fond sans musique, là oui, on entend un léger souffle, mais c’est le cas sur beaucoup d’appareils, surtout avec des tubes. En écoute réelle, ça ne se remarque pas. Sur casque, c’est un peu plus sensible, surtout avec des casques assez sensibles, mais ça reste raisonnable. On n’est pas sur un appareil totalement silencieux comme certains DAC purement à transistors, mais pour le prix, c’est acceptable.
Les tubes fournis font le job, même si plusieurs utilisateurs conseillent de les remplacer par des modèles type Brimar, Philips, etc. pour gagner un peu en douceur dans les aigus et en précision. Perso, je n’ai pas encore testé d’autres tubes, mais vu le prix de certains modèles d’occasion, ça peut valoir le coup de s’amuser si tu as envie de bidouiller. L’avantage, c’est que le P1 accepte pas mal de références compatibles (6J1, GE5654, etc.), donc tu as de quoi expérimenter.
Sur la fiabilité globale, difficile d’être catégorique, mais vu le nombre d’avis sur Amazon et la date de sortie (2019), on n’est pas sur un produit tout juste lancé. Il y a forcément quelques exemplaires défectueux qui passent, comme le montre un avis utilisateur, mais les retours semblent bien gérés. Je ne miserais pas ma vie dessus pour un studio pro, mais pour un usage domestique normal, ça semble tenir la route. Disons que pour le tarif, la durabilité paraît cohérente avec ce qu’on peut attendre.
Qualité sonore et fonctionnalités : ce que ça change vraiment
Sur la partie son, j’ai testé le P1 surtout en USB et en Bluetooth, avec le correcteur de tonalité coupé dans un premier temps (bypass activé). Par rapport à la sortie casque directe de mon PC portable, il y a un gain assez net : le son est plus propre, moins agressif dans le haut, et les voix sortent mieux du mix. On sent aussi une scène un peu plus large, surtout sur des morceaux bien produits. Ce n’est pas la révolution, mais on entend la différence sans se forcer, ce qui, pour ce niveau de prix, est déjà bien.
En Bluetooth, avec un smartphone Android en aptX, la qualité est franchement correcte. Sur Spotify ou Qobuz en qualité standard, je n’ai pas eu l’impression de perdre grand-chose par rapport à l’USB. Là où l’USB garde l’avantage, c’est sur des fichiers locaux un peu plus qualitatifs (FLAC, etc.) et sur la stabilité du débit. Mais pour de l’écoute quotidienne, le Bluetooth fait le job sans prise de tête. L’appairage est simple, et une fois que c’est fait, le P1 se reconnecte tout seul, ce qui est pratique.
Les réglages de basses et d’aigus, eux, sont à utiliser avec modération. Ça marche, ça modifie vraiment le son, mais ce n’est pas ultra fin. Si tu montes trop les graves, ça devient vite un peu baveux, et si tu pousses les aigus, ça peut rendre certaines pistes un peu fatigantes. Perso, j’ai fini par laisser le bypass activé la plupart du temps, parce que le son de base me convenait mieux. C’est bien d’avoir l’option, mais ce n’est pas un correcteur miracle qui va rattraper un mauvais enregistrement.
Sur la sortie casque, ça dépend beaucoup du casque utilisé. Avec un casque assez facile à driver (32 ohms), aucun souci, le volume est largement suffisant, le son reste propre, même à niveau un peu fort. Avec un casque un peu plus gourmand (80 ohms et plus), on commence à sentir les limites : ça marche, mais on n’a pas la même réserve de puissance qu’avec un vrai ampli casque dédié. Pour de l’écoute tranquille au bureau, ça passe, mais si tu aimes écouter très fort ou avec des casques très exigeants, ce ne sera pas l’appareil idéal.
Ce que fait vraiment ce Douk / Nobsound P1
Concrètement, le P1, c’est un petit boîtier qui fait plusieurs choses à la fois : préampli à tubes, DAC USB, récepteur Bluetooth et ampli casque. Tu le branches à ton PC en USB, ou à ton téléphone en Bluetooth, ou à n’importe quelle source en RCA, et tu ressors en RCA vers ton ampli/enceintes actives, ou en jack casque en façade. Il accepte des casques entre 32 et 300 ohms, mais il ne faut pas s’attendre à un truc qui fait décoller les tympans : la fiche annonce 160 mW à 32 ohms, ça reste raisonnable.
Les fonctions principales : bouton de volume, réglages de basses et d’aigus, un switch “tone on/off” (bypass du correcteur de tonalité), sélection d’entrée (USB / Bluetooth / RCA) et sortie casque en façade. Le Bluetooth est en 5.0 avec aptX, aptX LL, donc pour du streaming depuis un smartphone ou un PC compatible, c’est franchement propre, pas de latence gênante pour la musique, et la qualité reste largement au niveau de ce que propose Spotify ou Deezer en usage normal.
Je l’ai utilisé dans trois cas : 1) en DAC USB + préampli vers un ampli stéréo, 2) en Bluetooth vers le même ampli, 3) comme ampli casque sur le bureau. Dans les trois configurations, il a fonctionné sans bug, pas de décrochage Bluetooth, pas de craquement bizarre au changement de piste. Sous Windows, il est reconnu assez vite, pas besoin de se battre avec des drivers obscurs, ça c’est appréciable quand on n’a pas envie de passer sa soirée à bricoler.
Pour résumer la présentation : c’est un petit hub audio analogique/digital assez malin, qui remplace correctement un DAC USB d’entrée de gamme + un récepteur Bluetooth séparé. Il ne remplace pas un gros ampli casque dédié ni un DAC audiophile à plusieurs centaines d’euros, mais ce n’est clairement pas la cible. Pour un salon ou un bureau où tu veux centraliser tes sources et donner un peu de caractère au son, l’idée est plutôt bien pensée.
Points Forts
- Polyvalent : DAC USB, Bluetooth 5.0 aptX, préampli à tubes et ampli casque dans un seul boîtier
- Son plus agréable que la sortie audio d’un PC ou d’un ampli basique, surtout en USB
- Design compact et finition métallique correcte pour le prix
Points Faibles
- Puissance limitée sur la sortie casque, pas idéal pour les casques très gourmands
- Correcteur de basses/aigus peu fin, on finit souvent par rester en bypass
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Douk / Nobsound P1 est un petit boîtier assez malin qui remplit bien son rôle de couteau suisse audio : DAC USB correct, Bluetooth 5.0 stable, préampli à tubes avec bypass, et ampli casque d’appoint. Il ne fait rien de façon parfaite, mais il fait beaucoup de choses de manière solide pour le prix. Le son gagne en douceur et en présence par rapport à une sortie PC basique, surtout en USB, et le Bluetooth est largement suffisant pour de l’écoute quotidienne. Le design est propre, la prise en main simple, et la chaleur des tubes apporte un petit plus sympa, même avec les tubes d’origine.
C’est clairement un bon plan pour quelqu’un qui a déjà un ampli ou des enceintes actives et qui veut : 1) ajouter du Bluetooth, 2) améliorer la sortie audio de son PC, 3) avoir une petite sortie casque pratique sur le bureau. Si tu aimes bricoler, tu peux en plus t’amuser à changer les tubes pour affiner le rendu. En revanche, si tu cherches un ampli casque très puissant, ou un DAC ultra transparent pour un système très haut de gamme, tu risques de rester sur ta faim. Il y a mieux, mais plus cher et moins polyvalent.
En résumé : bon rapport qualité-prix, surtout si tu profites de toutes ses fonctions. Pas parfait, quelques compromis (puissance casque limitée, correcteur de tonalité un peu grossier, bloc d’alim basique), mais pour une centaine d’euros, ça fait le job et ça peut clairement améliorer une installation domestique standard sans se prendre la tête.