Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : bon choix pour monter d’un cran sans exploser le budget
Design et finition : ça en jette dans le salon, mais attention aux traces
Matériaux et construction : ça tient bien en place, mais ce n’est pas un tank non plus
Solidité et fiabilité : bon pour quelques années, mais pas indestructible
Qualité sonore et usage au quotidien : ça sonne bien, mais il faut être un minimum soigneux
Ce que propose vraiment la Fluance RT81
Points Forts
- Son très correct pour la gamme de prix, surtout avec la cellule Audio-Technica AT95E
- Châssis en MDF assez lourd et plateau alu qui limitent bien les vibrations
- Préampli phono intégré désactivable, pratique avec ou sans ampli dédié
Points Faibles
- Platine entièrement manuelle, aucun confort type start/stop auto ou retour du bras
- Pas de Bluetooth ni USB, pas idéale pour ceux qui veulent numériser ou du sans-fil
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Fluance |
| Couleur | Blanc Piano |
| Connexions | Wired |
| Caractéristiques spéciales | Contrôle anti-patinage réglable, Préampli intégré, Vitesse réglable |
| Appareils compatibles | Haut-parleur, casque |
| Disponibilité des pièces détachées | Information indisponible sur les pièces détachées |
| Mises à jour logicielles garanties jusqu’à | Information non disponible |
| Moyenne des commentaires client | 4,7 4,7 sur 5 étoiles (3 293) 4,7 sur 5 étoiles |
Une platine pour passer un cap sans tomber dans le délire audiophile
Je cherchais une platine un peu sérieuse pour remplacer un vieux modèle tout-en-un basique type platine USB premier prix. Je ne voulais pas d’un truc en plastique léger qui vibre dès qu’on marche dans la pièce, mais je n’avais pas non plus envie de mettre le prix d’un ampli dans une platine. La Fluance RT81 revenait souvent dans les avis, avec une note autour de 4,7/5, donc je me suis laissé tenter, en version blanc piano pour aller avec le reste du salon.
Je l’ai utilisée surtout branchée sur un ampli home-cinéma sans entrée phono, donc en utilisant le préampli intégré. J’ai aussi testé rapidement sur un préampli phono séparé pour voir la différence. Je précise : je ne suis pas ingénieur du son ni puriste extrême, juste quelqu’un qui écoute beaucoup de rock, jazz, quelques pressages récents et des vinyles d’occasion parfois bien rincés.
Globalement, la platine donne une impression de produit sérieux : c’est lourd, ça ne sonne pas creux, et on sent qu’on n’est pas sur le même délire qu’une platine à 100 € avec bras en plastique. Par contre, ce n’est pas une platine pour ceux qui veulent du confort moderne : pas de Bluetooth, pas d’USB, pas de démarrage automatique. Il faut tout faire à la main, à l’ancienne. Selon ce que vous cherchez, c’est soit un point fort, soit un frein.
Dans ce test, je reviens sur ce que j’ai vraiment aimé, les trucs un peu pénibles, et surtout pour qui ce modèle a du sens. Si tu veux remettre tes vinyles en route avec un minimum de qualité sans te prendre pour un DJ pro, cette RT81 peut clairement entrer dans la short-list, mais ce n’est pas parfait non plus.
Rapport qualité-prix : bon choix pour monter d’un cran sans exploser le budget
Sur le rapport qualité-prix, la Fluance RT81 se place plutôt bien. On n’est pas dans l’entrée de gamme ultra low-cost, mais vu ce qu’on a dans le carton (châssis MDF, plateau alu, cellule AT95E, préampli intégré, câbles, capot), ça reste cohérent. Si tu devais acheter une platine nue + une cellule correcte + un préampli phono séparé, tu arriverais vite à un budget plus élevé, surtout si tu pars de zéro.
Comparé à des modèles très grand public type platines tout-en-un avec haut-parleurs intégrés, on paye plus cher, c’est clair. Mais la différence de son est réelle. Là, tu as une base saine qui ne bridera pas trop ton système si tu as déjà de bonnes enceintes. Et tu peux la garder même si tu fais évoluer le reste : tu désactives le préampli intégré, tu changes la cellule plus tard, et tu prolonges sa durée de vie sans tout racheter. C’est pour ça que je trouve le prix raisonnable pour quelqu’un qui veut s’installer confortablement dans le vinyle.
Les compromis viennent surtout du manque de fonctionnalités « modernes » : pas de Bluetooth, pas d’USB, pas d’automatisme. Si tu veux numériser tes vinyles facilement ou envoyer le son vers une enceinte Bluetooth sans te prendre la tête, ce n’est pas le bon modèle. Dans ce cas, il y a des platines plus orientées grand public, moins audiophiles, mais plus pratiques. Ici, l’argent part clairement dans la mécanique et la qualité de lecture plutôt que dans les gadgets.
Donc, en résumé : pour quelqu’un qui a déjà ou prévoit un ampli et des enceintes corrects, et qui veut une platine sérieuse sans aller dans le très haut de gamme, le rapport qualité-prix est franchement pas mal. Si tu voulais juste un objet déco qui fait un peu de son en Bluetooth, par contre, tu vas la trouver chère et pas adaptée à ton usage.
Design et finition : ça en jette dans le salon, mais attention aux traces
Niveau design, je dois dire que c’est ce qui m’a fait cliquer sur “ajouter au panier”. La version blanc piano est vraiment propre visuellement. Le socle est bien massif, avec une finition laquée qui donne tout de suite un côté plus sérieux que les platines en plastique noir mat. Posée sur un meuble TV ou un buffet, ça fait clairement partie de la déco. Le capot légèrement fumé rend bien, on voit encore le plateau tourner sans que ça fasse cheap.
Par contre, qui dit blanc laqué dit traces de doigts et poussière visibles. Si tu es maniaque, tu vas passer un coup de chiffon microfibre assez souvent. Le capot aussi marque un peu : on voit vite les micro-rayures si on est du genre à poser des trucs dessus (mauvaise habitude à perdre). Les commandes sont simples : un sélecteur de vitesse 33/45 et un bouton On/Off sur le côté. Pas de fioritures, mais au moins, on ne se perd pas dans les options.
Le bras de lecture en aluminium a un look assez classique, rien de futuriste, mais ça fait sérieux. Le contrepoids est bien dimensionné, on n’a pas l’impression de bricoler avec une pièce trop légère. Le lève-bras est correct, même si je le trouve un poil sec : il faut un peu de doigté pour poser le diamant proprement. Le plateau en aluminium et le tapis en caoutchouc noir tranchent bien avec le blanc du châssis, ça fait un ensemble assez équilibré visuellement.
Globalement, côté design, j’ai bien aimé. Ça a l’air plus cher que ça ne l’est vraiment, ce qui est toujours agréable. Mais il faut aimer le côté laqué brillant et accepter d’entretenir un minimum. Si tu préfères quelque chose de plus discret ou moins salissant, la version imitation bois peut être plus logique. Là, en blanc, c’est joli, mais ça pardonne moins la poussière et les petites marques du quotidien.
Matériaux et construction : ça tient bien en place, mais ce n’est pas un tank non plus
Sur les matériaux, on est sur un bon compromis pour le prix. Le socle est en MDF haute densité, pas en plastique creux, et ça se sent dès qu’on soulève la platine : elle a un certain poids, autour de 6 à 7 kg. Ce poids aide clairement à limiter les vibrations. Posée sur un meuble correct, ça reste stable, même si quelqu’un marche un peu fort dans la pièce. On n’est pas au niveau d’une Thorens bien lourde, mais pour cette gamme, ça fait le job.
Le plateau est en aluminium, pas en tôle ultra fine. Ce n’est pas un disque de fonte, mais c’est suffisant pour tourner rond sans déséquilibre visible. Le tapis en caoutchouc est assez épais, ce qui contribue aussi à absorber un peu les vibrations. Les pieds isolants sont un vrai plus : on n’est pas sur des patins en plastique rigide, il y a un minimum d’amortissement. Ça ne remplace pas un meuble hi-fi dédié, mais pour un salon standard, c’est cohérent.
Les connecteurs RCA à l’arrière sont plaqués or, le câble fourni est correct sans être fou. On apprécie la présence du fil de masse, surtout si on a un ampli un peu sensible aux boucles de masse. L’alimentation est externe, ce qui a au moins l’avantage de sortir une source de bruit potentiel du châssis de la platine. Ça fait un boîtier en plus à caser, mais honnêtement, ce n’est pas le drame.
Les seules choses qui font un peu plus « moyen de gamme », ce sont quelques détails : la charnière du capot qui ne donne pas une sensation ultra robuste si on le manipule comme un bourrin, et le lève-bras qui manque un peu de douceur. Rien de catastrophique, mais il faut rester réaliste, on n’est pas sur du matériel de studio. Pour un usage domestique normal, les matériaux et la construction sont largement à la hauteur, mais si tu cherches quelque chose de quasi indestructible, il faudra monter en gamme (et en prix).
Solidité et fiabilité : bon pour quelques années, mais pas indestructible
Niveau durabilité, après plusieurs semaines d’usage régulier (quelques disques par jour le week-end, un peu moins en semaine), rien n’a bougé. Le bras reste bien réglé, pas de jeu particulier qui apparaît, la vitesse reste stable. Le châssis en MDF limite bien les vibrations, donc moins de risques de sauts d’aiguille à la moindre micro secousse. On sent que ce n’est pas du carton, et c’est rassurant.
La cellule AT95E est un modèle courant, donc pas de stress si tu dois changer le diamant : on trouve facilement des pointes de rechange ou même des cellules complètes. C’est un point important, parce que certaines platines d’entrée de gamme ont des cellules propriétaires introuvables. Là, tu peux faire évoluer un peu le son en changeant de cellule plus tard si tu veux, sans jeter la platine. C’est un bon point pour la durée de vie du produit.
Les inquiétudes possibles sont plutôt sur les éléments mobiles : capot, charnières, lève-bras. Si tu manipules tout en douceur, ça devrait tenir sans problème. Par contre, si tu ouvres/fermes le capot comme un sauvage, tu risques de fatiguer les charnières à la longue. Même chose pour le lève-bras : c’est précis, mais on sent que ce n’est pas conçu pour être maltraité. On est sur un produit qui demande un minimum de soin, comme la plupart des platines manuelles.
Petit bémol : pas d’info très claire sur la disponibilité des pièces détachées côté Fluance, au moins en Europe. Ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais ce n’est pas aussi simple que chez certaines marques très implantées. En revanche, comme les éléments clés côté son (cellule, diamant, câble RCA) sont standard, tu peux déjà prolonger la vie de la platine rien qu’en remplaçant ces pièces-là quand il faut. Pour un usage normal dans un salon, je pense que tu peux tenir plusieurs années sans souci majeur, à condition de ne pas la traiter comme un objet jetable.
Qualité sonore et usage au quotidien : ça sonne bien, mais il faut être un minimum soigneux
Côté son, c’est là que la platine se défend le mieux. La cellule Audio-Technica AT95E fait clairement le boulot pour une config de ce niveau. Comparé à ma vieille platine USB no-name, la différence est nette : plus de détails, des voix plus propres, moins de souffle (quand le disque est en bon état, évidemment). Sur des disques de rock (Led Zep, Arctic Monkeys, etc.), on récupère une bonne énergie, la batterie ressort mieux et la basse est plus lisible.
Le préampli intégré est correct. Branché sur un ampli home-cinéma Denon sans entrée phono, ça sort un signal propre, avec un volume suffisant. Ce n’est pas du niveau d’un bon préampli phono dédié, mais pour une installation simple, ça tient la route. J’ai testé vite fait en le désactivant et en passant par un petit préampli externe : on gagne un peu en ouverture et en précision, mais si on ne fait pas de comparaison directe, le préampli interne est largement acceptable pour une écoute loisir.
Par contre, il faut être honnête : tout est manuel. Pas de retour automatique du bras en fin de face, pas de démarrage automatique. Tu poses le bras toi-même, tu le retires toi-même. Si tu es du genre à t’absenter et à oublier le disque, la cellule va tourner dans le sillon de fin en boucle jusqu’à ce que tu reviennes. Ce n’est pas dramatique, mais il faut le savoir. Le lève-bras demande un peu de finesse, et les chocs (fermer le capot un peu fort, taper dans le meuble) s’entendent vite dans les enceintes.
Niveau bruit de fond mécanique, rien de choquant. Pas de ronronnement de moteur évident à volume normal. La vitesse est stable, pas de pompage audible sur des tenues de notes (piano, cordes). Pour une oreille non obsédée par les mesures, ça reste très correct. Donc en résumé : pour un système hi-fi d’entrée/milieu de gamme, la RT81 permet vraiment de profiter de ses vinyles sans se dire qu’on est limité par la platine. Si tu montes en gamme sur le reste de la chaîne, tu finiras sûrement par vouloir mieux, mais comme point de départ sérieux, ça tient bien la route.
Ce que propose vraiment la Fluance RT81
Concrètement, la Fluance RT81, c’est une platine vinyle à entraînement par courroie, entièrement manuelle, avec une cellule Audio-Technica AT95E déjà montée, un préampli phono intégré qu’on peut activer ou désactiver, et un châssis en MDF assez lourd. Elle tourne en 33 et 45 tours, pas de 78 tours, donc si tu as des disques très anciens dans ce format, ce ne sera pas pour toi. Tout se branche en RCA, pas de sans-fil, pas de port USB pour numériser les disques.
Dans la boîte, on trouve la platine, le plateau alu, le tapis en caoutchouc, le contrepoids, le capot, un câble RCA avec fil de masse, l’alimentation externe et la notice en anglais. Le montage n’est pas compliqué si on a déjà touché une platine : on pose le plateau, on met la courroie, on installe le contrepoids, on règle la force d’appui et l’anti-skating. Pour quelqu’un qui découvre, ça peut paraître un peu technique, mais il y a des vidéos en ligne et en prenant 20-30 minutes, ça se fait.
Le gros intérêt de ce modèle, c’est le côté « prêt à l’emploi » pour quelqu’un qui veut une qualité correcte : la cellule AT95E n’est pas la meilleure du monde, mais pour un pack de ce prix, c’est franchement raisonnable. Le préampli intégré dépanne bien si ton ampli n’a pas d’entrée phono, ce qui est le cas de pas mal d’amplis home-cinéma récents. Et le fait de pouvoir le désactiver permet de garder la platine si un jour tu investis dans un préampli phono plus sérieux.
Donc, sur le papier, on est sur un produit orienté débutant/intermédiaire sérieux : pas un gadget, mais pas non plus une machine de guerre haut de gamme. Si tu veux juste écouter des vinyles avec un bon son sans rentrer dans des réglages compliqués tous les quatre matins, ça colle assez bien à cette gamme.
Points Forts
- Son très correct pour la gamme de prix, surtout avec la cellule Audio-Technica AT95E
- Châssis en MDF assez lourd et plateau alu qui limitent bien les vibrations
- Préampli phono intégré désactivable, pratique avec ou sans ampli dédié
Points Faibles
- Platine entièrement manuelle, aucun confort type start/stop auto ou retour du bras
- Pas de Bluetooth ni USB, pas idéale pour ceux qui veulent numériser ou du sans-fil
Conclusion
Note de la rédaction
La Fluance RT81, c’est clairement une platine pour ceux qui veulent prendre le vinyle un peu au sérieux sans basculer dans le délire audiophile à plusieurs milliers d’euros. Le son est propre pour cette gamme, la cellule Audio-Technica fait bien le boulot, le préampli intégré permet de la brancher facilement à un ampli classique, et la construction en MDF donne une bonne base solide. On sent qu’on est déjà sur quelque chose de plus sérieux qu’une platine d’entrée de gamme en plastique.
En contrepartie, il faut accepter quelques limites : tout est manuel, pas de Bluetooth, pas d’USB, pas d’automatisme de bras. Si tu viens d’un monde où tout est simple et connecté, ça peut surprendre. Il faut un minimum de soin pour le montage et l’utilisation, et la finition blanc piano demande un peu d’entretien pour rester propre. Mais pour quelqu’un qui veut profiter de ses vinyles dans de bonnes conditions sans changer de matériel tous les ans, c’est un choix cohérent et stable.
Pour résumer : je la recommande à ceux qui ont déjà un système hi-fi correct ou qui comptent en monter un, et qui veulent une platine qui « fait le job » sérieusement, avec la possibilité d’évoluer plus tard (nouvelle cellule, préampli dédié). Si tu cherches surtout du confort (start/stop auto, Bluetooth, USB) ou un objet déco à poser sans te poser de questions, il y a d’autres modèles plus adaptés. Ici, on est sur un bon compromis pour entrer ou revenir dans le vinyle avec quelque chose de fiable et agréable à écouter.