Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : bon pour débuter, limité pour évoluer
Design : sobre, compact… et très plastique
Packaging et installation : simple, mais un peu bricolage au début
Durabilité et fiabilité : correcte, mais ça reste du plastique d’entrée de gamme
Performance et son : ça fait le job pour une écoute tranquille
Présentation : ce que propose vraiment la LP60X
Points Forts
- Utilisation ultra simple grâce à l’automatisme complet (Start/Stop, retour du bras)
- Préampli phono intégré qui permet de brancher directement des enceintes actives
- Son correct et agréable pour le prix, suffisant pour une écoute de salon
Points Faibles
- Construction très plastique, sensation de matériel léger
- Peu ou pas de possibilités d’évolution (bras non réglable, cellule limitée)
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Audio-Technica |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 37,34 x 35,81 x 9,65 cm; 3,7 kilogrammes |
| Numéro du modèle de l'article | AT-LP60xBK |
| Couleur | Noir |
| Compatibilité du périphérique | [VARIOUS] |
| Format du signal | Analogique |
| Type d'alimentation | Adaptateur secteur |
| Tension | 120 Volts |
Une platine pour remettre les vinyles dans le salon sans se compliquer la vie
J’ai utilisé l’Audio-Technica LP60X pendant quelques semaines, surtout le soir et le week-end, pour écouter une petite collection de vinyles (du rock des 70’s, un peu de jazz et quelques pressages récents). Je venais d’une vieille platine tout-en-un bas de gamme, donc je cherchais un truc simple, pas cher, mais quand même un peu sérieux côté son. La LP60X revient souvent dans les recommandations “pour débuter”, donc je me suis dit que c’était le bon cobaye.
Concrètement, c’est une platine entièrement automatique, avec préampli phono intégré. En gros, tu la branches à des enceintes actives ou à un ampli classique, tu appuies sur un bouton et ça tourne. Pas de réglage de contrepoids, pas d’alignement de cellule, rien de chiant. Clairement pensée pour les gens qui n’ont pas envie de passer 2 heures à régler un bras de lecture avec un protractor imprimé.
Je l’ai testée surtout avec des enceintes actives Edifier et un ampli stéréo d’entrée de gamme. J’ai aussi joué un peu avec la sortie vers une barre de son, juste pour voir ce que ça donnait dans une config vraiment grand public. L’idée, c’était de voir si cette platine tient la route pour quelqu’un qui veut juste poser un disque et profiter, sans viser un niveau audiophile.
Au final, mon ressenti est assez simple : ça fait le job, le son est propre pour le prix, l’utilisation est ultra facile, mais il ne faut pas s’attendre à un truc de malade non plus. C’est clairement une platine pour découvrir ou redécouvrir le vinyle sans se ruiner, pas un produit pour bidouiller ou upgrader dans tous les sens. Dans la suite, je détaille un peu le design, la prise en main, le son et si, à mon avis, ça vaut l’investissement par rapport à d’autres options dans la même gamme.
Rapport qualité-prix : bon pour débuter, limité pour évoluer
Vu le positionnement tarifaire de la LP60X, on est clairement dans l’entrée de gamme sérieuse. Pas le jouet à 60 € avec haut-parleurs intégrés, mais pas non plus la platine hi-fi qu’on garde 15 ans. Pour quelqu’un qui veut juste écouter ses vinyles dans de bonnes conditions sans se ruiner ni se prendre la tête, le rapport qualité-prix est franchement pas mal. Le son est propre, la mécanique automatique est pratique, le préampli intégré évite d’acheter du matos en plus, et la mise en route est simple.
Si on compare à des concurrents dans la même zone de prix, type platines tout-en-un de grandes marques grand public, la LP60X s’en sort mieux côté qualité audio à condition d’avoir des enceintes décentes. Par contre, comparée à une platine manuelle un peu plus chère (genre certains modèles Pro-Ject ou Rega d’entrée de gamme), elle est clairement moins évolutive et moins solide. On paye ici la simplicité et l’automatisme, pas la possibilité d’upgrade.
Le principal point à garder en tête : si tu sais déjà que tu vas tomber à fond dans le vinyle, collectionner, changer de cellule, régler ton bras, etc., tu ferais mieux de mettre un peu plus et partir directement sur un modèle plus sérieux. La LP60X peut vite montrer ses limites si tu deviens exigeant. Par contre, si ton but c’est juste : “j’ai quelques disques, je veux les écouter confortable, sans apprendre la technique”, là le prix est cohérent.
En résumé, bon rapport qualité-prix pour un usage simple et débutant. Pas ouf si tu penses à long terme et à l’évolution de ton système. C’est une bonne porte d’entrée, mais pas une base pour construire un système hi-fi complet. À toi de voir si tu es dans le camp “je veux juste écouter des disques tranquillement” ou dans le camp “je vais plonger dans le hobby et upgrader tous les ans”.
Design : sobre, compact… et très plastique
Niveau design, la LP60X joue la carte sobre : boîtier noir, forme rectangulaire classique, couvercle transparent. Visuellement, ça passe bien dans un salon moderne, ça ne fait pas gadget fluo ni truc vintage forcé. Sur un meuble TV, ça ressemble à ce qu’on attend d’une platine actuelle : assez neutre, pas tape-à-l’œil. Si tu aimes les looks un peu “hi-fi des années 80”, tu ne vas pas forcément être emballé, mais ça reste propre.
Par contre, il faut être clair : c’est du plastique partout. Le châssis, les boutons, le bras, tout fait un peu léger. Ça ne veut pas dire que c’est fragile au moindre choc, mais au toucher, on sent direct que ce n’est pas une platine à 500 €. Les boutons en façade, surtout, donnent un ressenti un peu “jouet” au début. Après quelques jours, on s’y fait, mais la première impression, c’est vraiment : “ok, ils ont économisé sur les matériaux”.
Le côté positif de ce choix, c’est que la platine est légère et compacte. Si tu dois la déplacer souvent, ou si tu as peu de place, c’est pratique. Elle ne prend pas toute la profondeur d’un meuble, et avec le couvercle fermé, tu peux poser quelques trucs légers autour (mais évite de charger le couvercle, évidemment). Le couvercle en lui-même se manipule facilement, il tient bien ouvert, et il protège correctement de la poussière, ce qui est déjà ça.
Un détail qui m’a plu : la disposition des commandes est claire, on ne cherche pas 10 secondes où appuyer. Pour quelqu’un qui n’a jamais eu de platine, c’est rassurant. Mais il faut accepter ce compromis : design correct, mais très orienté plastique. Si tu veux un objet qui donne une vraie impression de matériel audiophile solide, tu risques d’être un peu déçu. Si tu t’en fiches et que tu veux juste un truc discret qui fait tourner des disques, là ça colle.
Packaging et installation : simple, mais un peu bricolage au début
À la réception, le carton est assez compact, bien calé avec de la mousse. À l’intérieur, on trouve la platine, le plateau, la courroie déjà en place ou à mettre, le tapis, le couvercle, l’adaptateur 45 tours, le câble de sortie mini-jack vers RCA (selon version) et l’alimentation secteur. Rien de superflu, mais tout ce qu’il faut pour démarrer. Certains pourraient préférer un câble RCA détachable, mais là il est fixé, ce qui simplifie pour les débutants mais limite un peu les options plus tard.
Le montage demande 10-15 minutes si tu prends ton temps. Il faut installer le plateau, vérifier la courroie, poser le tapis, clipser le couvercle. La notice est plutôt claire, même si elle n’est pas passionnante à lire. Ce n’est pas compliqué, mais il faut quand même suivre les étapes, surtout pour la courroie. Pour quelqu’un qui n’a jamais touché une platine, ça peut faire un peu peur au début, mais honnêtement, c’est largement faisable sans être bricoleur.
Un point pratique : la platine n’intègre pas d’enceintes, donc si tu n’as pas déjà un système audio (enceintes actives, ampli + enceintes, barre de son avec entrée analogique), il faudra prévoir ça en plus. Ce n’est pas un défaut en soi, mais il y a des gens qui s’attendent encore à un truc “tout-en-un” et qui découvrent après coup qu’il faut ajouter des enceintes. Là, on est sur un produit plus sérieux que les valises vinyle premier prix, donc c’est normal.
Une fois branchée, le sélecteur phono/line à l’arrière est simple à comprendre : en position “Line”, tu peux aller direct dans des enceintes actives. En position “Phono”, tu passes par un ampli avec entrée phono dédiée. Rien de tordu. Globalement, l’expérience de déballage et d’installation est assez fluide, à condition de prendre 10 minutes pour lire la notice. On n’a pas la sensation de luxe, mais ça reste propre et fonctionnel.
Durabilité et fiabilité : correcte, mais ça reste du plastique d’entrée de gamme
Sur la partie durabilité, je ne vais pas faire semblant d’avoir 5 ans de recul, mais on sent tout de suite que la LP60X est pensée pour être simple plus que robuste. Le châssis est léger, le bras aussi, et globalement, ce n’est pas une platine que j’aurais envie de trimballer partout. Si tu la poses sur un meuble et que tu la laisses tranquille, ça ira. Si tu comptes la déplacer souvent, la prêter à des potes ou la mettre dans un environnement un peu chaotique, là, j’aurais quelques réserves.
Les boutons frontaux, même s’ils font un peu cheap au toucher, n’ont pas montré de faiblesse particulière pendant mes tests. Les mécanismes automatiques (démarrage, levage, retour du bras) ont fonctionné nickel à chaque fois. On sent quand même que ce sont des pièces mécaniques pas ultra costaudes, donc je ne m’amuserais pas à spammer les commandes en jouant avec l’auto et le manuel comme un bourrin. Certains avis signalent que le bras peut revenir tout seul sur le disque si on joue trop avec le mode auto, donc à garder en tête.
Un autre point : aucun réglage avancé. C’est un avantage pour la simplicité, mais en durabilité, ça veut aussi dire que si un jour tu veux changer la cellule pour monter en gamme, tu seras limité. Ce n’est pas une platine qui accompagne une progression vers quelque chose de plus audiophile. C’est plutôt un appareil qu’on garde tel quel jusqu’à ce qu’on ait envie de passer à mieux.
Globalement, pour le prix et l’usage visé (écoute domestique tranquille), la durabilité me semble correcte tant qu’on la traite avec un minimum de soin. On n’est pas sur un tank en métal, mais ce n’est pas non plus un gadget jetable. Disons que si tu cherches une platine à garder 10-15 ans en usage intensif, je viserais plus haut dans la gamme. Si tu veux juste un modèle simple pour quelques années, ça tient la route.
Performance et son : ça fait le job pour une écoute tranquille
Côté son, j’ai testé la LP60X avec plusieurs types de vinyles : des pressages anciens un peu usés, des rééditions récentes et quelques albums neufs. Branchée sur des enceintes actives correctes, le rendu est propre pour le prix. Le son est plutôt chaleureux, avec des basses présentes mais pas baveuses, des voix bien audibles, et pas de souffle bizarre. On sent qu’Audio-Technica sait ce qu’il fait, même sur une entrée de gamme. On n’est pas sur un truc ultra détaillé, mais pour une écoute de salon, c’est largement suffisant.
Le préampli phono intégré fait le taf. J’ai comparé en le désactivant et en passant par un petit préampli externe pas cher : la différence existe, mais ce n’est pas le jour et la nuit. Pour quelqu’un qui débute, le préampli interne est largement assez bon. Aucun problème de niveau de sortie, ça drive sans souci des enceintes actives ou un ampli hi-fi standard. C’est plug and play et ça fonctionne, ce qui est un peu l’idée de cette platine.
Au niveau de la stabilité de la vitesse, rien de choquant. Pas de pompage audible, pas de variation de pitch flagrante. Pour quelqu’un qui écoute du rock, du jazz, de la pop, ça va très bien. Évidemment, si tu es pianiste classique maniaque du tempo, tu trouveras peut-être des limites, mais ce n’est pas vraiment le public visé. La mise en rotation est rapide, le démarrage automatique pose le bras au bon endroit, et le retour en fin de face se fait sans drame.
Le vrai point à avoir en tête, c’est que c’est une platine d’entrée de gamme : le bras est basique, la cellule est correcte mais pas folle, et tu n’as pas de réglages fins. Donc oui, il y a mieux niveau précision et scène sonore si tu montes en gamme. Mais pour simplement profiter de tes vinyles sans chercher la petite bête, la performance est honnête. Comparée à certaines platines tout-en-un de grandes surfaces avec haut-parleurs intégrés, on est clairement un cran au-dessus en qualité audio, à condition de l’associer à des enceintes décentes.
Présentation : ce que propose vraiment la LP60X
La LP60X, c’est une platine à entraînement par courroie, entièrement automatique, avec deux vitesses (33 1/3 et 45 tours/minute). Elle est livrée avec une cellule phono Audio-Technica à double aimant mobile déjà montée, et un préampli phono intégré. En pratique, ça veut dire que tu n’as quasiment rien à configurer : tu montes le plateau, la courroie, tu branches le secteur et le câble RCA, et c’est parti. Pour quelqu’un qui commence, c’est rassurant, parce qu’on évite toute la partie technique qui fait peur.
Sur le panneau avant, tu as quelques boutons : démarrage automatique, arrêt, levage/abaissement du bras, sélection de la taille du disque (12" ou 7"). À l’arrière, il y a un sélecteur phono/line pour activer ou désactiver le préampli intégré, plus la sortie RCA avec un câble fixé. Pas de USB, pas de trucs compliqués, c’est vraiment une platine “je mets un disque, j’appuie sur Start”. Pour beaucoup de gens, c’est exactement ce qu’ils veulent.
La version dont on parle ici est la AT-LP60XBK, donc le modèle noir, sans fonctions réseau ni trucs modernes. Certains avis clients mélangent un peu avec la version BT (Bluetooth), mais le cœur du produit reste le même : même mécanique, même cellule, même philosophie. La platine reste assez compacte : environ 37 x 36 cm et moins de 10 cm de hauteur, avec un poids autour de 3,7 kg. Ça tient sans souci sur un meuble TV ou une petite étagère.
En gros, la promesse d’Audio-Technica, c’est : tu veux écouter des vinyles sans te prendre la tête, tu veux pas lire des forums pendant 3 jours, tu prends ça, tu branches, ça marche. Et sur cet aspect-là, franchement, c’est cohérent avec ce que j’ai vu à l’usage. Après, si tu cherches déjà à changer de cellule, régler le poids du bras au gramme près et jouer avec l’anti-skating, là on n’est clairement pas dans la bonne catégorie de produit.
Points Forts
- Utilisation ultra simple grâce à l’automatisme complet (Start/Stop, retour du bras)
- Préampli phono intégré qui permet de brancher directement des enceintes actives
- Son correct et agréable pour le prix, suffisant pour une écoute de salon
Points Faibles
- Construction très plastique, sensation de matériel léger
- Peu ou pas de possibilités d’évolution (bras non réglable, cellule limitée)
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, l’Audio-Technica LP60X, c’est une platine simple, efficace et orientée débutants. Elle ne cherche pas à en mettre plein la vue : plastique partout, peu de réglages, mécanique automatique basique. Mais elle fait ce qu’on lui demande : tu poses un disque, tu appuies sur Start, et tu as un son propre, agréable, largement suffisant pour une écoute de salon. Pas de prise de tête avec les réglages de bras, pas besoin de préampli externe, tout est prêt à l’emploi.
Je la conseillerais clairement à quelqu’un qui veut remettre quelques vinyles en route sans se lancer dans la technique : étudiant, couple qui veut une platine dans le salon, personne qui vient de récupérer des disques de famille et veut les écouter correctement. Par contre, si tu es déjà un peu pointilleux sur la hi-fi, ou si tu sais que tu vas vouloir upgrader cellule, bras, etc., autant monter directement d’un cran et viser une platine plus sérieuse, même si ça coûte plus cher.
Donc pour résumer : bonne première platine, bon rapport qualité-prix pour ce qu’elle propose, mais avec des limites claires en termes d’évolutivité et de sensation de solidité. Si tu acceptes ce compromis et que tu veux juste un truc qui “fait le job” sans prise de tête, ça reste un choix cohérent.